Afrique subsaharienne

Cameroun : les années passent et la prégnance des actes LGBTphobes ne faiblit pas

De nouvelles tendances lourdes se dessinent dans le rapport annuel de 2019, portant sur la documentation des cas de violations des droits humains, au Cameroun. Si les activistes présents sur place observent effectivement une diminution des arrestations arbitraires du côté des autorités, toutefois, une hausse généralisée et significative des violences est relevée à l’échelle du pays, à l’encontre des personnes LGBTI, dans un contexte où le Cameroun est en guerre.

Par Courtney Stans

La localisation du Cameroun dans l'Afrique
La localisation du Cameroun en Afrique

Le 23 octobre 2020 à Yaoundé, Alternatives-Cameroun et Humanity First Cameroun ont dévoilé au public le dernier rapport annuel relatif aux violences LGBTphobes aux Cameroun, afin de pointer les grandes évolutions, améliorations ou dégradations en cours sur le champ des droits humains.

De nombreux interlocuteurs associatifs étaient présents parmi lesquels les organisations suivantes : Sourires De Femmes, Défenseurs Sans Frontières, Horizons Femmes et bien d’autres encore.

Les partenaires techniques et financiers étaient aussi de la partie à l’instar du Service de Coopération et de l’Action Culturelle « SCAC ».

Les medias eux aussi ont couvert l’événement, en dépit du contexte de la COVID-19.

Aux termes de cette réunion, quelques faits sont à retenir :

  • Réduction considérable des arrestations arbitraires visant les personnes des communautés LGBTI comparativement à l’année précédente. Ceci pourrait être dû à un moratoire en la matière soutenu par les services de la présidence de la République.
  • Si les violences engendrées par l’Etat semblent avoir diminué, le niveau de violence général documenté à lui augmenter avec près de 1380 cas recensés en 2019, contre 1134 cas en 2018.
  • Les personnes transgenres sont les plus vulnérables avec près de 57% des signalements au total.

Aux termes de cette rencontre, les participants entendent collaborer pour une meilleure defense et une meilleure protection des personnes LGBTI au Cameroun. Ainsi les forces de police qui oeuvrent au sein du réseau des acteurs d’intervention locale auprès des populations clés et vulnérables (RAIL KPv), s’engagent à coopérer plus étroitement en faveur de la répression des violences exercées à l’encontre des personnes LGBTI.

L’auteure de cet article, Courtney Stans, est une journaliste camerounaise qui écrit sous un pseudonyme. Contactez-la à info@76crimes.com.

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