Afrique/Afrique subsaharienne

Au Cameroun: Cessez les violences contre les LGBTI

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Des militants au Cameroun ont envoyé un appel au gouvernement camerounais pour faire cesser les violences contre les personnes LGBTI et ceux qui défendent leurs droits.

Cet appel, qui résulte d’une enquête de la répression anti-gay au Cameroun, devrait être présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en Septembre prochain.

Les militants demandent au gouvernement camerounais de :

  • Préserver la liberté de réunion, d’association et d’expression pour tous. Personne ne devrait être empêché de tenir une réunion ou organiser un événement discutant de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre;
  • Déclarer dans un communiqué de presse du Ministre de l’intérieur qu’il faut cesser les attaques contre des rassemblements LGBTI
Issa Tchiroma Bakary, Cameroon's minister of communication (Photo courtesy of Camer.be)

En 2014, Issa Tchiroma Bakary, Ministre de la communication du Cameroun, a dit: « il n’existe aucun acharnement judiciaire contre les homosexuels au Cameroun » (Photo de Camer.be)

Dans un rapport, les groupes de militants décrivent le climat de peur qui s’était installé parmi les défenseurs du Cameroun des droits LGBTI suite à l’examen du Cameroun par le Conseil des droits de l’homme l’année dernière. Ces défenseurs sont accusés d’être manipulés par l’Occident et donc de jeter le déshonneur sur leur pays en aidant des personnes qui ne méritent pas de vivre.

Pourtant, en 2013, lorsqu’un groupe homophobe avait harcelée publiquement des homosexuels et leurs partisans, le Ministre des communications avait alors annoncé par voie de presse qu’au Cameroun les homosexuels et leurs partisans n’étaient pas en danger.

En vérité, les associations de défense des droits humains au Cameroun continuent d’être la cible d’intimidations et de persécutions, en particulier ceux qui défendent les personnes LGBTI. Des exemples:

  • Eric Lembembe

    Eric Lembembe

    Le 15 juillet 2013, Eric Ohena Lembembe a été retrouvé battu à mort à son domicile à Yaoundé. Lembembe a été directeur exécutif de la Cameroonian Foundation for AIDS (CAMFAIDS) et un journaliste défendeur des droits des personnes LGBTI. Le gouvernement a mené une enquête jugée minimale de son assassinat, harcelant la famille et des collègues de Lembembe.

  • Le 5 avril 2013, des assaillants non identifiés ont tenté de kidnapper le fils de Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits humains de l’Afrique centrale (REDHAC), elle-même, également menacée de mort. En septembre 2012, des homme des forces de sécurité camerounaises en uniformes ont enlevé et violé sa nièce
  • Le 1er juin 2013, le siège du REDHAC à Douala a été cambriolé.
  • Michel Togue (Photo by Eric O. Lembembe)

    Michel Togué (Photo de Éric O. Lembembe)

    Le 16 juin 2013, le bureau de Michel Togué, avocat de clients LGBTI, a été cambriolé. Son ordinateur portable, son passeport, des dossiers judiciaires confidentiels et des clés USB ont été volés. En outre, Togué a reçu à plusieurs reprises des menaces de mort visant ses enfants.

  • Le 26 juin 2013, un pyromane a attaqué le siège à Douala d’Alternatives-Cameroun, une des plus anciennes organisations camerounaises de défense des droits des citoyens LGBTI. Dans l’incendie, les meubles et les dossiers de patients séropositifs ont été détruits.

Un nouvel appel pour la protection des défenseurs des droits humains a été lancé, en collaboration avec la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), au nom de cinq associations camerounaises — l’Association pour la défense des homosexuel-le-s (ADEFHO), CAMFAIDS, Alternatives Cameroun, REDHAC, et la Maison des droits de l’homme du Cameroun (MDHC).

Cet appel est fondé sur la recherche au Cameroun du 16 juin 2013 à 31 mai 2014 par les associations camerounaises des droits de la personne et une mission de recherche organisée en janvier 2014 par la FIDH et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT).

La mission d’enquête a conclu que l’inertie des autorités camerounaises encourage les actes de persécutions et de représailles à l’encontre des Défenseurs des droits des personnes LGBTI.

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