Afrique subsaharienne

Pot-de-vin libère 2 LGBTs, qui veulent fuir les dangers locaux

Auteur: Laurent Balla. Rédacteur: Colin Stewart

Bertoua's location in Cameroon. (Map courtesy of Google Maps)

Localisation de Bertoua dans l’est du Cameroun. (Carte de Google Maps)

Deux hommes LGBT — un de 38 ans, l’autre de 19 ans — ont besoin de quitter la petite ville de Bertoua dans l’est du Cameroun après que leur relation de même sexe a été rendu publique.

Leurs problèmes ont commencé quand les voisins de Célestin, 38, ont commencé à l’espionner après avoir remarqué qu’il rencontrait souvent des hommes. Puis, le 9 juin, les voisins l’ont vu avec Patrick, 19, en flagrant délit.

Célestin est un homme d’affaires local qui vend des aliments frais au marché local. Patrick est un élève dans un lycée de la ville.

Après qu’ils les ont trouvé en plein ébat sexuel, les voisins les ont encerclé et ont commencé à les battre. La maison de Célestin a été vandalisée. La police est intervenue et a arrêté les deux hommes.

Ils ont été accusés de l’outrage à la pudeur, désordre public, et homosexualité. Selon la loi camerounaise, les rapports homosexuels sont un crime qui est passible à une peine de jusqu’à cinq ans de prison et, pour des rapports de même sexe avec quelqu’un de 16 à 21 ans, jusqu’à dix ans de prison.

Sous la pression de l’enquêteur de la police, Patrick a admis d’avoir eu une relation avec Célestin, mais Célestin a nié toutes les accusations.

Il savait comment faire face à des accusations — en payant un pot-de-vin.

En contrepartie d’un paiement de 300 000 francs CFA (environ 460 euros ou 620 dollars), les accusations ont été abandonnées le 12 juin et les hommes ont été libérés.

Mais ils sont toujours à risque à Bertoua. Ils ont peur d’aller à l’extérieur de la maison. Patrick dort à la maison de sa famille, mais ne mange pas avec eux, parce qu’ils ont honte de lui, croyant qu’il a souillé la famille.

Les voisins ont menacé de tuer les deux. Quand les deux vont à l’extérieur, des gens ont essayé de porter main sur eux.

Patrick et Célestin espèrent déménager à une ville — à Yaoundé ou Douala — et construire un nouvel avenir là-bas.

Laurent Balla, l’auteur de cet article, a interviewé Patrick et Célestin à Bertoua. Balla est un militant à Douala et un membre de ADFEFHO (Association pour la Défense des Homosexuels), SID’ADO (Les adolescents sont confrontés au Sida) et COFENHO (Collectif de Familles d’Enfants Homosexuels).

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