Afrique subsaharienne

Au Cameroun, une punition pour être lesbienne : Pas d’école — à moins que vous les aidiez

Agées 18 ans et 21 ans, ANDY  et BELLA (pseudonymes) sont deux  jeunes femmes très intelligentes qui vivent dans la ville de Yaoundé  au côté de leur parents respectifs qui, après avoir découvert leur orientation sexuelle, menacent de ne plus s’occuper de ses études.

Une publicité pour l’Institut Supérieur de Technologie Le Bon Berger

Par AKAM MONTHE

La scène se passe à Yaoundé dans la soirée du  23 juillet alors que les deux copines se filent un amour très doux depuis huit mois déjà. Les deux jeunes filles, voisines de quartier vivent dans la discrétion totale. L’entourage et les parents ne se doutant de rien, apprécient plutôt la compagnie des deux jeunes filles qui font respectivement la classe de licence en comptabilité pour Bella et un brevet de technicien supérieur (BTS)  pour Andy à l’Institut Supérieur de Technologie Le Bon Berger.

Lors d’une soirée dansante organisée par l’un des voisins, les deux filles ont été surprises en train de s’amouracher dans un coin de la cour. Très vite la nouvelle a circulé et les parents des deux filles ont été alertés

Le lendemain, une assisse s’est tenue, après maintes menaces exercées sur les deux conjointes. Elles sont passées aux aveux en affirmant leur relation secrète qui dure depuis huit mois.

L’Institut Supérieur de Technologie Le Bon Berger

Les parents de Bella n’avaient pas oublié que , au cours de l’année scolaire dernière, ils avaient été convoqués par les responsables de l’institut pour soupçon d’homosexualité par leur fille. Après supplication des parents, cette dernière a échappé au renvoi.

De plus belle, les parents ont donc décidé de ne plus s’occuper de leurs études, elles n’avaient plus qu’à se débrouiller si elles tiennent à retrouver le chemin de l’école.

Après la réunion, les critiques incessantes et les regards hostiles des parents ont mis les filles mal à l’aise dans leur propre maison, si bien qu’elles ont déménagé.

Elles essaient maintenant de survivre sans avoir de revenus ponctuels. Elles ne veulent pas abandonner leurs études, mais elles auraient besoin d’une aide extérieure pour pouvoir continuer. Pour une année à eux deux, les dépenses scolaires s’élèveraient à 900 000 francs CFA (environ 1 378 dollars américains).

Si des lecteurs veulent aider Bella et Andy, ils peuvent écrire à info@76crimes.com pour organiser un don désigné, déductible des impôts américains, via la Fondation St Paul pour la réconciliation internationale.

Rencontré pour un échange, elles déclarent :

 « Nous sommes homosexuelles et nous l’assumons car nous nous aimons. Cependant, nous tenons à poursuivre nos études pour éviter de tomber dans la perdition. Nous voulons  prouver à nos parents et proches que même les homosexuelles peuvent réussir dans la vie. Nous avons besoin de votre soutien pour cela. Le total de nos scolarités coute 900 000 francs CFA. Toute contribution sera alors la bienvenue. »

Sans aide, Andy et Bella pourraient être confrontées à un avenir sombre car, au Cameroun, les personnes LGQ ont souvent du mal à trouver un emploi. Sans revenu, sans nourriture, elles décident alors souvent qu’elles n’ont pas d’autre choix que de recourir à la prostitution pour survivre, ce qui les exposerait alors à l’infection à VIH.

Akam Monthe, l’auteur de cet article, est un militant des droits des LGBTI au Cameroun qui écrit sous un pseudonyme. Vous pouvez le contacter à l’adresse info@76crimes.com.

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