Afrique subsaharienne

Des donateurs libèrent une femme trans de prison au Cameroun

C., la femme trans du Cameroun qui est aidée par le Projet Pas Seul / Not Alone de 76 Erasing 76 Crimes, a été libérée de prison en avance et se prépare à une formation de coiffeuse. Elle espère que ses revenus comme coiffeuse pourront remplacer les revenus qu’elle gagnait auparavant en tant que travailleuse du sexe.

La femme trans camerounaise C., nouvellement sortie de prison, doit souvent s’habiller en homme pour sa sécurité. Pour la même raison, son visage n’est pas montré ici. (Photo de 2HRC)

C. avait été condamnée à un an de prison à la prison centrale de Bertoua pour s’être habillée en femme faisant le travail du sexe. Sa peine prenant fin le mois dernier, elle n’avait pas d’argent pour payer l’amende de 106 000 francs CFA (environ 176 $)  que le juge avait prononcé lors de sa condamnation l’année dernière.

En cas de non-paiement de son amende, sa peine devait être rallongée au sein de la prison de Bertoua jusqu’en novembre prochain. Au lieu de cela, des généreux donateurs lui ont payé l’amende, de sorte qu’elle a purgé sa peine prévue jusqu’en juillet.

Une coiffeuse locale à Bertoua a accepté de former C. à une nouvelle carrière. Les coûts de cette formation en coiffure sont financés par les dons des lecteurs de Erasing 76 Crimes.

Le projet Not Alone / Pas Seul des blogs Erasing 76 Crimes et 76 Crimes en français travaille avec des donateurs et des défenseurs camerounais des droits humains pour aider les personnes LGBTQ emprisonnées au Cameroun — personnes qui sont en prison sans raison sauf pour avoir été jugées coupables d’avoir violé la loi contre l’homosexualité.

Dans le cadre d’une autre activité connexe soutenue par le projet Not Alone / Pas Seul, des membres du groupe local 2HRC — une association de défense des personnes LGBTQ dans la région de l’Est du Cameroun — ont rendu visite le 6 août à M. et E. Elles sont les deux détenues lesbiennes qui restent à la prison centrale de Bertoua. Elles attendent toujours la fin de leur peine de deux ans, prévue pour septembre. Parce que les prisons camerounaises sont sales, surpeuplées et fournissent aux détenus de maigres quantités de nourriture, les visiteurs du 2HRC livrent aux détenues une variété d’articles de nourriture et d’hygiène payés par les donateurs du projet Not Alone / Pas Seul.

Lors d’une visite précédente, les visiteurs du 2HRC ont appris que M. avait besoin de lunettes. Un médecin les lui avait prescrits mais elle n’avait pas d’argent pour les payer. Plus tôt cet été, un donateur du projet Not Alone a contribué au coût de 146 $ des lunettes, que M. a modelées pour ses visiteurs le 6 août.

De plus, ce jour-là, M. et E. ont reçu chacun 10 000 francs CFA (environ 18 $) pour l’achat de denrées périssables, qui sont en vente à la prison, et pour des serviettes hygiéniques, que la prison ne fournit pas systématiquement.

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