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99 personnes en prison pour homosexualité, 148 de plus en attente

Par Colin Stewart. Rédaction en français par Denis LeBlanc

(Cette page est révisée – de temps à autres  – lorsque des nouvelles sont reçues. Dernière mise-à-jour: le 31 août 2014.)

Maurice Okello and Anthony Oluku (Photo courtesy of NTV)

Maurice Okello et Anthony Oluku attendent leur procès en Ouganda sur des accusations d’homosexualité. (Photo de NTV)

Dans le monde entier, au moins 99 personnes sont actuellement en prison pour avoir violé des lois qui punissent ceux et celles qui sont nés gays, lesbiennes, ou bisexuels. En outre, au moins 148 autres personnes sont en attente de procès ou de décision de tribunal sur des accusations liées à l’homosexualité.

Ce sont les tous derniers chiffres de notre liste mise-à-jour des victimes de la répression des personnes LGBTI dans les 81 pays où l’homosexualité est illégale.

Les peines d’emprisonnement imposées vont jusqu’à neuf ans, ce qui est vers l’extrémité inférieure de peines qui sont dans ​​les livres dans ces 81 pays où l’homosexualité est actuellement illégale. Au moins 11 personnes qui attendent les résultats de leurs procès en Ouganda et en Zambie font face à la possibilité de l’incarcération à perpétuité.

Notre liste de 247 personnes est probablement une sous-estimation extrême du nombre de personnes qui sont derrière les barreaux ou en attente de jugement pour des infractions liées à l’homosexualité, mais trouver tous les cas précis est difficile, en particulier dans les pays sans une presse libre. Lorsque l’information plus récente n’est pas disponible, certaines estimations de l’état actuel de cas sont incluses dans les chiffres et sont expliqués dans la liste des cas détaillée.

La liste fournit une fenêtre étroite d’un des nombreux types d’injustice touchant les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexuées parfois avec des conséquences fatales. (Voir la section, ici-bas «Autres injustices que rencontrent les personnes LGBTI. »)

À l’heure actuelle, au premier plan de nos listes, sont :

  • Nigéria (environ 23 personnes en prison et 15 accusés libres en attente de procès)
  • Égypte (environ 13 en prison et 47 accusés libres en attente de procès)
  • Arabie Saoudite (environ 22 en prison, selon des rapports spécifiques; des centaines d’autres cas cités sans détails)
  • Gambie (12 récemment rapportés arrêtés et détenus pendant des enquêtes en cours)
  • Maroc (8 cas de personnes emprisonnées; des dizaines d’autres personnes qui auraient été arrêtés et jugés)
  • Liban (7 personnes en prison en attente d’inculpation; 20 de plus libérés sous caution en attendant une action en justice)
  • Cameroun (6 personnes en prison; 12 en liberté, en attendant le tribunal)

Les autres pays sur la liste sont:

  •  Iran (24 en attente d’une action en justice),
  • Inde (13 en attente d’une action en justice),
  • Ouganda (11 en attente d’une action en justice),
  • Malawi (3 en prison),
  • Zambie (3 en attente),
  • Émirats Arabes Unis (2 en attente),
  • Zimbabwe (2 n attente),
  • Ghana (2 en attente),
  • Sénégal (1 en attente), et
  • Malaisie (1 en attente).

 

99 personnes en prison pour homosexualité

> CAMEROUN

La loi camerounaise prévoit des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans pour l’activité homosexuelle.

Cornelius Fonya: Saisi par une foule qui l’a entraîné à la police

Neuf ans de prison. Condamné le 20 novembre 2013.

L'intérieur de la prison centrale. (Photo de Camerpress.com)

Les LGBT sont souvent emprisonnés à la prison centrale de Yaoundé. (Photo de Camerpress.com)

La police de la ville côtière de Limbe arrête Cornelius Fonya le 29 octobre 2012, accusé de l’homosexualité après qu’une foule s’empare de lui et le livre au poste de la police. Il a plaidé non coupable.  Mais, il été incapable de retrouver l’argent demandé pour un cautionnement. En 2013, il est condamné à neuf ans de prison pour avoir eu des relations sexuelles avec un jeune de 19 ans. Le maximum habituel au Cameroun pour les relations de même sexe est une peine de cinq ans, mais la peine est doublée pour le sexe avec quelqu’un d’entre 16 et 21 ans.

 

Deux victimes d’attaque de foule sont emprisonnées.

Emprisonnés pendant l’enquête sur des accusations d’homosexualité.

Augustin Siewe, un homme gai, est décédé de ses blessures subies aux mains d’une foule à Douala le 6 février 2014.  La foule était armée de gourdins et de machettes. Deux de ses compagnons, Francis Ngamemo Tientcheu, 40, et Clovis Djeukam, 34, ont survécu à l’attaque mais ils sont placés en état d’arrestation sous le coup d’une enquête par la police pour homosexualité présumée. Ngamemo et Djeukam restent apparemment en garde à vue près de sept mois après l’attaque.

Nicoline arrêté après rencontre sexuelle avec un policier

Arrêtée après que son client – un policier – a découvert que biologiquement, elle était un homme. Elle est en prison en attendant son procès.

Le 1er février 2014, un agent de la police de Limbé, au Cameroun recherchait des relations sexuelles avec une travailleuse du sexe. Il était si choqué de constater que son partenaire était transgenre et non une femme, qu’il l’a battu durement, l’a arrêté et l’a accusé d’homosexualité. Nicolas, connue du nom Nicoline, devait être transférée à la prison centrale de Buea en attendant son procès.

Matt et Jules, souffrant en prison, en attendant l’issue du procès.

En prison depuis 22 mois, ils attendent la conclusion de leur procès.

Matt, âgé de 27 ans, est membre d’une association qui travaille contre le VIH / sida et pour les droits humains des personnes marginalisées à Yaoundé. Il dirigeait une auberge qui accueillait les homosexuels en tant que clients. Des voisins qui les ont remarqués l’ont accusé de séduction de jeunes et de viol.

La police est venue à l’auberge sous le semblant de clients potentiels et a arrêté Matt, Jules et deux autres amis. Les deux amis sont libérés, mais Matt et Jules ont été conduits à la prison centrale de Yaoundé en Novembre 2012.

Quand ils sont arrivés là, ils sont rejetés et harcelés par les autres détenus. Matt a dû dormir sur le sol et n’a pas eu de visiteurs pour toute une année. Il est maintenant malade et maigre, souffrant de malnutrition, de diarrhée, de la toux et du paludisme.

Le verdict dans leur procès était prévu pour le 9 septembre 2014.

> ÉGYPTE

 La police égyptienne arrête généralement les personnes LGBT pour «immoralité sexuelle» ou pour la «débauche». Les tribunaux égyptiens ont décidé que ces sections de la loi comprennent l’activité homosexuelle consensuelle.

Quatorze hommes non identifiés arrêtés au sauna.

Le 11 octobre 2013, 14 hommes ont été arrêtés pour avoir eu des relations sexuelles gay dans un sauna au quartier El-Marg, dans le nord du Caire. Aucun rapport de leur libération a été reçu, ils sont inclus ici comme étant toujours en prison.

Quatre hommes envoyés en prison pour de 3 à 8 ans pour «fêtes de déviants.»

Un tribunal a condamné quatre hommes à jusqu’à huit ans de prison le 7 Avril 2014, pour la pratique de l’homosexualité, d’après un fonctionnaire judiciaire. Les procureurs avaient accusé les hommes de tenir «fêtes de déviants» et portaient des vêtements de femmes. Trois personnes ont été condamnées à huit ans et la quatrième à trois ans de prison.

Trois à neuf ans de prison après une descente de la police.

Dix personnes ont été arrêtées en novembre 2013 pendant une fête dans un quartier résidentiel de la banlieue du Caire ouest connu comme la Ville du 6 Octobre. Un des hommes accusés a été condamné à neuf ans de prison; les autres hommes accusés ont reçu trois ans en prison. Une femme est acquittée.

> GAMBIE

 Selon la loi gambienne, l’activité homosexuelle est passible de 14 ans de prison.

Douze arrêtés, soupçonnés d’être homosexuels.

La police détient les suspects pour interrogatoire.

La police gambienne a arrêté 12 hommes soupçonnés d’homosexualité sur le week-end du 9 août 2014. Les hommes ont été détenus au poste de police alors que la police les interroge et fouille pour d’autres personnes gays.

Yakubu Abdul Kadrito en détention (Photo de PeaceFMonline.com)

Yakubu Abdul Kadrito du Ghana en détention (Photo de PeaceFMonline.com)

D’après la loi, seul l’activité homosexuelle est illégale en Gambie, non pas l’orientation sexuelle d’une personne. Mais, comme dans de nombreux pays homophobes, la police arrête souvent des personnes LGBT sans tenir compte de leurs actions, ce qui est la façon dont les descentes en Gambie sont décrites. Aucun mot n’a été reçu sur une action en justice ou au sujet de la libération des personnes arrêtées.

 > GHANA

En vertu du droit ghanéen, le sexe entre hommes est un délit punissable d’un à trois ans en prison.

La police sauve un homme d’un lynchage, puis l’arrête.

La police détient étudiant en attendant une décision sur les prochaines étapes.

La police de la petite ville de Walewale aurait arrêté un étudiant, Yakubu Abdul Kadrito âgé de 21 ans, pour le sauver d’un lynchage. Les résidents de la région disent qu’ils allaient le tuer pour porter des vêtements pour femmes, pour avoir eu des relations sexuelles gays et pour rechercher des partenaires homosexuels. La police a déclaré qu’elle maintenait l’élève en garde à vue jusqu’à ce qu’ils décident comment gérer la situation.

> LIBAN

Selon la loi libanaise, l’activité homosexuelle est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison.

Douze toujours en garde à vue des vingt-sept arrêtés au bain turc.

Les militants LGBTI trouvent des défauts aux actions policières.

Douze hommes sont restés en détention à la fin août 2014, 17 jours après que vingt-sept personnes ont été arrêtées le 9 août dans un bain turc lors d’une descente par la police et l’agence de la sécurité nationale du Liban. Helem, le groupe de défense des droits des LGBTI au Liban, dit que les hommes n’avaient pas été libérés même si leur libération sous caution a été payée des jours auparavant. « Cela met leurs vies en danger et les met à risque de violence et d’abus par d’autres prisonniers, » a ajouté Helem.

> MALAWI

Selon la loi du Malawi, l’activité homosexuelle est passible d’une peine de 14 ans de prison.

Trois hommes purgent des peines de prison de 10 et 14 ans.

Les militants LGBTI trouvent des déficiences aux actions policières.

Amon Champyuni, Mathews Bello et Musa Chiwisi ont été reconnus coupables et condamnés en 2011 pour avoir violé la loi anti-sodomie du Malawi. Ils purgent actuellement des peines allant de 10 à 14 ans. La Haute Cour du pays examine la constitutionnalité de la loi anti-sodomie, et le Ministre de la justice du Malawi a réagi en demandant à la police d’arrêter de faire des arrestations pour des violations présumées de cette loi.

Mais les trois hommes restent en prison sur la base des condamnations antérieures alors que la Haute Cour considère leur cas.

> MAROC

Selon la loi marocaine, une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans est prévue pour l’activité homosexuelle.

Deux hommes, 3 ans de prison.

Trois ans de prison; condamnés le 4 mai 2013.

Gay au Maroc a indiqué que deux hommes ont été condamnés le 4 mai 2013 à trois ans de prison pour l’homosexualité – la peine maximale.

Protestations supplémentaires; six hommes condamnés

Des peines allant de 1 à 3 ans de prison imposées le 14 mai 2014.

Six hommes de Fqih Bensalah dans le centre du Maroc ont été condamnés à jusqu’à trois ans de prison pour être homosexuels et pour des infractions liées à la sexualité et à l’alcool. Ils ont été arrêtés après que le père de l’un des hommes dépose une plainte en cour accusant trois d’entre eux d’avoir incité son fils à devenir un homosexuel. Ils ont été condamnés à des peines de prison de un an à trois ans pour l’homosexualité et sur ​​des accusations de « l’exhortation à la prostitution, » de la conduite en état d’ivresse et d’être «ivre dans la rue.»

Des douzaines d’autres cas sont passés sous silence au Maroc

La plupart des arrestations liées à l’homosexualité au Maroc ne sont pas rendues publiques. Selon un compte rendu de l’Associated Press, le Ministère de la justice a indiqué que 81 accusations ont eu lieu en 2011. Kifkif, le groupe des militants LGBTI marocain a dit que plus que 5000 homosexuels ont été arrêtés depuis l’indépendance du pays en 1956, soit une moyenne d’environ 86 personnes par année. Ce blog n’a pas été en mesure de vérifier ces chiffres.

> NIGÉRIA

Nigerian President Goodluck Jonathan signed the so-called "Jail the Gays Bill" on Jan. 7, 2014. (Photo by Ricardo Stuckert via Wikimedia Commons)

Le président nigérien Goodluck Jonathan a signé la loi dite «Emprisonnez les gays» au début janvier 2014 (Photo: Ricardo Stuckert via Wikimedia Commons)

La loi nigérienne prévoit des peines allant jusqu’à 14 ans d’emprisonnement pour les relations homosexuelles. Dans certaines parties du nord du Nigéria, là où la loi charia s’applique, la peine de mort peut être appliquée pour les rapports de même sexe entre les hommes. La loi adoptée en 2014 prévoit des peines de prison de 14 ans pour se marier à un membre du même sexe et de 10 ans pour appartenir à une organisation gay, pour soutenir un mariage de même sexe, ou pour faire un affichage public d’affection du même sexe.

Établir une liste complète des personnes incarcérées pour des infractions aux lois anti-homosexuelles au Nigéria est actuellement impossible. Les journaux nigérians rapportent généralement les arrestations et parfois l’ouverture des procès des personnes LGBTI, mais pas le résultat de ces événements.

Trois hommes arrêtés après une rencontre sexuelle à l’hôtel.

Armstrong Ihua, Collins Ejike, et Pius Bamayi ont été arrêtés le 2 avril 2013 après une rencontre sexuelle dans une chambre d’hôtel à Mararaba. Ils ont été détenus sans caution en attendant une action en justice le 23 Avril, mais aucune nouvelles n’a été reçue. Pour cette liste, ils sont présumés incarcérés; soit condamnés à la prison ou encore en prison en attendant d’autres mesures judiciaires.

Deux hommes, probablement en prison.

Emeka Eze, agé de 35 ans et Jonathan Akatin, 22 ans sont accusés le 3 octobre 2013 dans une Haute Cour de la région de Jos et accusés de comportement homosexuel. Ils ont plaidé coupable. Aucune nouvelles n’a été reçue de la peine imposée par la cour prévue pour le 10 octobre 2013. Pour cette liste, ils sont présumés emprisonnés.

 Trois arrestations le jour de Saint-Valentin.

Location of Abeokuta, Okun State, in Nigeria.

Site d’Abeokuta, État d’Okun, au Nigeria.

Trois hommes furent arrêtés dans un véhicule utilitaire sport en février 2013 à Abeokuta et accusés de complot et d’homosexualité. Les accusés – Oluwasegun Adesina-Rasheed, 64 ans; Samad Ojo, 20 ans; et Ope Abeeb, 18 ans – ont tous plaidé non coupable aux accusations et sont envoyé en prison pour attendre d’autres mesures judiciaires. Aucune nouvelles n’a été reçue de la procédure judiciaire. Pour cette liste, il est présumé qu’ils sont toujours en prison.

 

Arrestations liées à la «Loi d’Interdiction du mariage homosexuel» de 2014.

Une vague de douzaines d’arrestations ont été signalées au cours d’une fureur anti gay liée à la promulgation de la loi d’Interdiction du mariage homosexuel au début janvier 2014.  Cette large loi prévoit des peines de prison de 10 ans pour les manifestations publiques d’affection du même sexe, pour appartenir à une organisation gay, ou pour appuyer les mariages homosexuels. Environ 32 arrestations ont été signalés dans le sud du Nigéria – la section chrétienne du pays. Aucune autre nouvelle ou de mise-à-jour n’est disponible. Pour cette liste, la moitié des accusés sont présumés avoir été libéré sans autres contraintes juridiques. Pour l’autre moitié, six sont présumés être en prison en attente de jugement et dix sont probablement en libération sous caution en attendant leur procès.

Sept arrestations au début décembre 2013, au nord du Nigéria.

Le journal nigérian Punch, le 3 décembre 2013, a indiqué que l’Agence de sécurité du Nigeria et le Corps de la défense civile de l’État de Jigawa au centre nord du Nigéria a arrêté sept suspects, âgés de 18 à 25 ans, pour homosexualité présumée. Le commandant du Corps, Alhaji Mohammad Gidado, a déclaré que les suspects seraient bientôt accusés formellement par le tribunal. Aucun autre mot n’a été reçu au sujet des personnes arrêtées. Pour cette liste, trois d’entre eux sont présumés libérés, deux sont présumés emprisonnés en attente de jugement et les deux autres libérés sous caution en attendant leur procès.

La justice charia dans l’État de Bauchi.

Au moins douze personnes et, par certains rapports, plusieurs autres ont été arrêtés à la fin 2013 ou au début 2014 dans l’État de Bauchi. La cour charia de Bauchi, au début  janvier 2014 a condamné un jeune homme à être fouetté pour homosexualité prétendue. Quatre autres hommes ont été condamnés en mars à recevoir 15 coups de fouets et de soit payer une amende de $ 120 ou de servir un an en prison. Pour cette liste, ils sont présumés avoir payé l’amende et libérés.

Deux des hommes ont été libérés car le tribunal a déclaré un manque de preuve contre les accusés. On exige quatre témoins pour une condamnation à mort pour sodomie en vertu de la loi charia au Nigéria. Quatre autres hommes musulmans étaient encore en attente de jugement, alors qu’un cinquième – chrétien – a été mis en attente de jugement dans un tribunal séculier. Pour cette liste, ils sont présumés être en prison pour attendre leur procès.

> Arabie Saoudite

Selon la loi charia, la peine de mort peut être imposée pour les actes homosexuels en Arabie Saoudite.

Des nouvelles d’arrestations pour homosexualité sont rares en Arabie Saoudite, mais la pratique est apparemment commune. En une année, la police religieuse aurait arrêté et condamné un total de 260 personnes pour des infractions liées à l’homosexualité, à la transsexualité et pour rechercher des rencontres homosexuelles. Aucun de ce nombre est inclus dans cette liste.

Nom inconnu: 5 ans de prison et 500 coups de fouet.

Peine de prison doit prendre fin en novembre 2015

En novembre 2010, un homme saoudien de 27 ans est condamné à 500 coups de fouet et à cinq ans en prison par le tribunal de Jeddah pour le délit d’homosexualité et d’autres accusations, Amnesty International a signalé.

Trente-cinq personnes arrêtées lors d’une fête

La police et les agents de sécurité de la Commission pour la promotion de la vertu et de la prévention du vice ont arrêté 35 personnes le 4 avril 2014 lors d’une fête pour homosexuels près de Jeddah. Aucune autre nouvelle des personnes arrêtées n’a été reçue. Pour cette liste, en raison d’incidents antérieurs, il est présumé que 20 d’entre eux sont toujours en prison alors que 15 personnes de nationalité étrangère seront bientôt expulsés.

Utilisateur de Twitter condamné à trois ans.

La prison et le fouet pour la recherche d’hommes en ligne.

En juillet 2014 un homme de 24 ans a été condamné à trois ans de prison et à 450 coups de fouet par un tribunal en Arabie Saoudite.  Il fut accusé d’utilisation de son compte Twitter pour rencontrer des hommes gays.

> SÉNÉGAL

Selon la loi sénégalaise, une peine d’emprisonnement d’un à cinq ans est prévu pour l’activité homosexuelle.

Le partenaire d’un journaliste est emprisonné pour le sexe gay.

Le plus célèbre a été libéré.

Matar Diop Diagne, le partenaire de célèbre journaliste Tamsir Jupiter Ndiaye, a été reconnu coupable d’avoir commis des «actes contre nature» et condamné à une peine de trois ans de prison sans possibilité de libération en octobre 2012. Ndiaye a reçu une peine de prison de quatre ans pour le sexe gay et agression sur Diagne, mais il a été libéré après 14 mois alors que Diagne est resté en prison. Les journalistes sénégalais se demandent pourquoi son partenaire avait été oublié et ils ont émis l’hypothèse qu’il serait libéré avant longtemps. Mais aucune nouvelles ont été repérées, alors il est répertorié ici comme toujours incarcéré.

> OUGANDA

La loi ougandaise prévoit jusqu’à l’emprisonnement à vie pour les relations de même sexe. (La nouvelle loi anti-homosexualité en 2014, avant d’être renversé, prévoyait également une peine à perpétuité pour toute personne qui «touche une autre personne avec l’intention de commettre l’acte de l’homosexualité. » Cette loi prévoit également des peines de cinq à sept ans pour «promotion de l’homosexualité » et pour toute action que «en aucune façon se rend complice de l’homosexualité et les pratiques connexes. »)

Femme transgenre en prison à Nakatunya en attente de jugement.

Pas de monnaie pour payer la caution; aucune libération.

À Soroti, dans l’est de l’Ouganda, une femme transgenre Grâce Akello (Charles Okello) a été arrêtée après qu’un homme l’a accusée de le tromper en pensant qu’elle était une femme. Elle a été accusée de «trouble à l’ordre public». Elle ne possède pas les fonds requis pour être admissible à la libération sous caution alors elle reste apparemment à  la prison Nakarunya en attendant son procès.

> EMIRATS ARABES UNIS

Selon le tribunal, l’emplacement aux Emirats et l’interprétation juridique, la peine pour l’activité homosexuelle dans les Émirats Arabes Unis peut varier de quelques mois en prison jusqu’à la peine de mort.

Condamnation pour sodomie confirmé dans l’E.A.U.

Après la prison, la déportation.

En mars 2014, un tribunal des Emirats Arabes Unis a confirmé une peine de prison de six mois pour deux hommes non identifiés qui ont été reconnus coupables de sodomie. Les hommes ont niés l’accusation et ont déclarés que la police les avait forcés à avouer. À la fin de leur peine de prison, présumée être en septembre 2014, ils doivent être expulsés du pays.

 

Cent quarante-huit personnes en danger d’être renvoyées en prison.

> CAMEROUN

Les personnes suivantes sont libérées sous caution au Cameroun. Certains d’entre eux pourraient ne jamais venir à un procès mais, apparemment ils restent tous à risque de poursuites judiciaires renouvelés.

Trois femmes arrêtées pour des actes lesbiens; deux accusées.

En attente de procès.

Trois femmes de la ville d’Ambam sont accusées de lesbianisme en février 2012. Esther Aboa Belinga et Martine Solange Abessolo sont arrêtés parce qu’ils vivaient ensemble. Elles ont été détenues pendant six jours avant d’être libérés en attendant leur procès.

La femme de Assom Ndem Née Djula, a également été accusée après que son mari l’a accusée d’être lesbienne, parce que Abessolo l’avait averti de la garder loin de Aboa Belinga. Les accusations portées contre Mme Assom Ndem sont abandonnées par la suite.

Franky Djome (Photo courtesy of France24)

Franky Djome (Photo de France24)

 

Le calvaire de 2 femmes transgenres n’est pas encore sur.

Condamnée à 5 ans de prison; verdict annulé mais nouvel appel en attente.

Les femmes transgenres Jonas Singa Kumie et Franky Djome (Ndome) étaient dans un groupe de trois personnes qui furent arrêtés en juillet 2011 pour des actes homosexuels. Elles ont été condamnées à cinq ans de prison.  Mais elles ont fait appel de leurs cellules et ont finalement reçues une décision favorable de la cour après plus qu’un an et demi en prison. Lors de leur libération au début 2013, elles ont été poursuivies par une foule et ont pris la fuite afin de se cacher. La troisième personne arrêté avec eux a payé une amende et a été libérée. Le ministère public a fait appel de la décision de la cour à la Cour suprême du Cameroun. Elles font toujours face à la possibilité d’être renvoyé en prison.

Samuel Gervais Akam attend son procès.

En attente de procès.

Samuel Gervais Akam est emprisonné pendant des mois à la prison de New Bell à Douala en attendant son procès pour l’homosexualité. En novembre 2012, il a été libéré sous caution à attendre que le procès commence.

Chef de village arrêté, emprisonné, libéré.

En attente de procès.

Louis Marcel Ijanja, un chef de village, a été arrêté 3 septembre 2010, dans la ville côtière de Kribi pour l’homosexualité. Enfin, il est libéré de prison en attendant son procès. (Source: Human Rights Watch rapport de mars 2013)

Quatre personnes ont été arrêtées après qu’une foule en colère les a battus.

En attente de procès.

Quatre hommes identifiés comme Gideon (ou Gildeon) M., Leonard N., Elvis (ou Kelvin) F., et RX (un mineur) ont été arrêtés en décembre 2011 dans la ville de Kumba pour l’homosexualité. Ils ont été dénoncés comme homosexuels par une foule en colère, battus, puis remis à la police. Ils sont toujours en attente de jugement, mais aucune procédures judiciaires ont été organisées. Leur avocat espère que l’affaire sera abandonnée. (Source: Human Rights Watch rapport de mars 2013)

Deux lesbiennes de Buea ont été libérées en attendant leur procès.

En attente de procès.

Leurs noms sont inconnus. Elles sont libérées sous caution au début de mai 2014 en attente de procès sur des accusations de l’homosexualité.

> ÉGYPTE

La police égyptienne arrête généralement les personnes LGBT pour «immoralité sexuelle» ou pour «débauche» que les tribunaux égyptiens ont décidés comprend l’activité homosexuelle consensuelle.

Le groupe militant Egyptian Initiative for Personal Rights (Initiative égyptienne pour les droits personnels) rapporte ces arrestations:

  • Décembre 2013 – Deux arrêtés pour avoir porté des vêtements de femmes à Hurgada.
  • Février 2014 – Trois arrêtés pour avoir porté des vêtements de femme à la boîte de nuit à Hurgada.
  • Mars 2014 – Cinq ou six arrêtés; parmi eux, un homosexuel et une personne  transsexuel à Mohandiseen.
  • Mars 2014 – Neuf étudiants arrêtés en appartement à Alexandrie.
  • Avril 2014 – Deux jeunes arrêtés pour avoir portés des vêtements de femmes dans une boîte de nuit à Hurgada.
  • Avril 2014 – Arrestation d’un homme, Ahmed, qui marchait dans un parc public, habillé de vêtements de femmes.
  • Mai 2014 – Cinq arrêté en appartement à Nasr City sur des accusations de débauche.
  • Mai 2014 – Six arrêtés; parmi eux, plusieurs transsexuels en appartement à Héliopolis; deux ont apparemment le VIH.

En attente de plus amples informations, tous sont énumérés ici comme ayant été libérés (une hypothèse non vérifiée) en attendant procès.

> GHANA

En vertu du droit ghanéen, le sexe entre hommes est un délit passible de un à trois ans de prison.

La police arrête un homme; on l’accuse de «pratique homosexuelle» avec des jeunes.

Il est libéré sous caution en attendant une enquête.

Alhaji Ismael Ridwan, âgé de 35 ans, est arrêté près de Tamale, dans le nord du Ghana sur accusation de «la pratique homosexuelle avec un certain nombre de garçons.» Il aurait été libéré contre une caution de 500 GHc (US $ 132) alors que la police enquête afin de savoir si les accusations ont du mérite.

> INDE

En vertu d’une loi de l’époque coloniale de 1861, les rapports sexuels entre deux personnes «contre l’ordre de la nature» est passible d’une peine de jusqu’à 10 ans en prison. La Haute Cour de l’Inde s’est prononcée contre l’application de cette loi en 2009, mais la Cour suprême a rétabli la peine en décembre 2013.

Treize personnes arrêtées par descente policière

Treize personnes ont été arrêtées à la fin de 2013 dans la ville de Hassan, près de Bangalore, dans le sud de l’Inde pour avoir prétendument violé cette loi. Ils auraient été libérés sous caution et sont maintenant en attente d’une action en justice.

> IRAN

 La loi iranienne prévoit la peine de mort dans certains cas de relations consensuelles du même sexe à la fois pour les hommes et les femmes.

Vingt-quatre sont arrêtés lors d’une fête et détenus.

Iran's Revolutionary Guards arrested dozens of "homosexuals and devil-worshippers" in October 2013. (Photo courtesy of Mehr News Agency)

Le 9 octobre, arrestations à Kermanshah, Iran (Photo de l’Agence de nouvelles Mehr)

Les arrestations sont faites le 8 octobre 2013. Au moins 24 (des douzaines) personnes arrêtées sont bandées des yeux et mis en emplacement inconnu. Quelques jours plus tard, ils sont libérés sous caution en attendant leurs procès.

Les Gardiens de la révolution de la province de Kermanshah en Iran ont fait au moins vingt-quatre arrestations («des douzaines») lors d’une fête d’anniversaire. Ils ont affirmé que les arrestations ont entraîné une longue enquête sur un «réseau d’homosexuels et d’adorateurs du diable.» Dans une mise à jour plusieurs semaines après les arrestations, l’analyste militant Scott Long note que «ces cas peuvent traîner pendant des années sans audience.» Il a ajouté, «Je pense que plusieurs des personnes arrêtées se sont cachés (c’est-à-dire, déplacés dans d’autres villes) ou, étant donné que Kermanshah est tout près de la frontière, ils ont traversé en Irak, ou même en Turquie pour demander l’asile.»

 

Malaysian opposition leader Anwar Ibrahim was sentenced in April 2014 to five years in jail on sodomy charges. (Photo via Photobucket.com)

Anwar Ibrahim de la Malaisie (Photo de Photobucket.com)

 > MALAISIE

Selon la loi malaisienne, une peine de prison allant jusqu’à 20 ans est prévue pour «relations sexuelles contre de l’ordre de la nature» y compris l’activité homosexuelle.

Le chef de l’opposition est entravé par une peine de prison pour sodomie.

Un tribunal malaisien en mars 2014 condamne le chef de l’opposition Anwar Ibrahim à cinq ans de prison sur des accusations de sodomie, ce qui à renversé un acquittement antérieur.  Ceci a tompu ses espoirs de contester une élection locale cette année. Anwar, âgé de 67 ans, est en liberté sous caution en attendant l’issue de son appel. On lui a offert l’asile à l’étranger, mais il a refusé.

 > NIGÉRIA

La loi nigérienne prévoit des peines allant jusqu’à 14 ans pour les relations homosexuelles. Dans certaines parties du nord du Nigeria où la loi charia s’applique, la peine de mort peut être appliquée pour les rapports de même sexe entre les hommes. La loi de 2014 prévoit des peines de prison de 14 ans pour marier un membre du même sexe et 10 ans pour appartenance à une organisation gay, soutenir les mariages de même sexe, ou de faire un acte d’affection en public entre personnes du même sexe.

Pasteur arrêté après la propagation des rumeurs.

En liberté sous caution en attendant son procès.

Basé sur des rumeurs, la police arrête le pasteur Benjamin Ndubuisi en août 2013 pour avoir eu des relations sexuelles avec un homme gay de 23 ans, disent les journaux. Il a plaidé non coupable et a été libéré sous caution. Il devait retourner devant le tribunal le 9 septembre 2013, mais aucune nouvelles de l’affaire ont été reçu. Pour fins de cette liste, il est présumé être toujours en attente d’un procès.

Deux pasteurs arrêtés dans une chambre d’hôtel.

En liberté sous caution en attendant le procès.

Deux pasteurs, Prince Ejimole et Lawrence Udo ont été arrêtés après avoir été prétendument trouvé à avoir des relations sexuelles dans une chambre d’hôtel près de la ville de Lagos en janvier 2013. Ils sont énumérés ici comme libérés sous caution en attendant le procès, mais aucune nouvelle n’a été reçue au sujet du un procès possible.

Des adolescents arrêtés pour des accusations d’indécence et de séduction.

En liberté sous caution en attendant le procès.

Samuel Vendredi, 19 ans et Oni Oluwatobi, 18 ans ont été inculpés le 1er octobre 2013, pour la pratique sexuelle indécente et pour séduction à l’homosexualité. Ils ont été libérés sous caution de $ 620, en attendant leur procès.

> OUGANDA

La loi ougandaise prévoit jusqu’à l’emprisonnement à vie pour les relations de même sexe. (La nouvelle loi anti-homosexualité en 2014, avant d’être renversée, prévoyait également une peine à perpétuité pour toute personne qui «touche une autre personne avec l’intention de commettre l’acte de l’homosexualité.» Cette loi prévoyait également des peines de cinq à sept ans pour la «promotion de l’homosexualité» et pour toute action qui «rend complice à l’homosexualité et des pratiques connexes.»)

 

Jackson Mukasa, left, and Kim Mukisa (AP photo courtesy of The Guardian)

Jackson Mukasa, à gauche, et Kim Mukisa (photo AP par The Guardian)

Un homme et femme transgenre arrêtés après une attaque de foule homophobe.

En liberté sous caution en attendant le procès.

Un homme d’affaires Kim Mukisa, 24 ans et Jackson Mukasa, 19 ans et femme transgenre sont en attente de leur procès pour des relations sexuelles entre hommes, ce qui pourrait entraîner une condamnation à perpétuité. La police a arrêté Mukisa à Kampala après une attaque par une foule anti gay. Ils ont été libérés sous caution. Le procès devrait commencer le 22 septembre 2014.

Deux cousins ​​arrêtés après une plainte à la police.

En liberté sous caution en attendant un procès.

Dans l’Oyam, au nord de l’Ouganda, les cousins ​​Maurice Okello et Anthony Oluku sont arrêtés après que Okello, 22 ans, s’est plaint aux autorités locales que Oluku, 18 ans, avait essayé d’avoir des relations sexuelles avec lui. Ils ont arrêtés les deux, les ont défilé devant les médias et ils sont maintenus en détention pendant plus de deux semaines. Ils ont été libérés sous caution en attendant le procès, ce qui pourrait entraîner une condamnation à vie pour chacun d’eux.

Chef militant arrêté avec collègues.

En liberté sous caution en attendant le procès

En novembre 2014, le militant Sam Ganafa, directeur général de Spectrum Uganda et président de la Coalition Sexual Minorities Uganda, a été arrêté avec quatre collègues et accusé de «crimes contre l’ordre de la nature.» Ils ont été libérés en attendant leur procès.

Un partenaire ougandais attend son procès; le partenaire britannique est expulsé.

Albert Cheptoyek, 30 ans, attend son procès pour «actes de grossière indécence,» présumés, par rapport à une vidéo de sexe gay que la police a trouvé en leur possession. Celà est passible de sept ans en prison. En janvier, son partenaire britannique a été expulsé du pays.

> ZAMBIE

Selon la loi zambienne, les relations sexuelles entre hommes sont passibles d’une peine de prison de 15 ans jusqu’à la perpétuité.

Activiste du VIH-SIDA acquitté après un procès, mais le procureur fait appel.

En attente d’une décision sur l’appel.

Paul Kasonkomona (Photo courtesy of Muvi TV)

Paul Kasonkomona (Photo de Muvi TV)

La police a arrêté militant anti-sida luttant aussi pour les droits humains Paul Kasonkomona le 7 avril 2013, immédiatement après qu’il est apparu en direct à la télévision locale, au poste MUVI. Il demandait l’abrogation de la loi qui complique la lutte contre le sida en faisant un crime de l’activité homosexuelle. Il est détenu pendant cinq jours sur des accusations «d’être inoccupé et désordonné dans un endroit public» pour avoir fait cette déclaration. Il est libéré sous caution en attendant son procès, qui a débuté en octobre 2013. Il a été acquitté en février 2014 mais il n’est pas entièrement blanchi des accusations. Le procureur a fait appel de son acquittement, ce qui pourrait entraîner Kasonkomona en prison.

Un enseignant et un travailleur occasionnel au procès.

Deux hommes de Chisamba, au centre de la Zambie, ont plaidé non coupable à des accusations d’homosexualité et ont été libérés sous caution. Le procès de Jacob Botha, 36 ans et enseignant, et Jackson Lungu, 22 ans et travailleur occasionnel, devait commencer en avril, mais aucune nouvelles ont été reçu. Les rapports des médias affirment que les hommes «vivent comme mari et femme» pour trois ans.

> ZIMBABWE

La loi zimbabwéenne prévoit des peines allant jusqu’à un an pour l’activité homosexuelle.

Battus, arrêtés en 2011, 2 hommes attendent encore une action en justice.

En attente de procès.

Lionel Girezha

Lionel Girezha

Lionel Girezha, 27 ans et Ngonidzashe Chinya, 28 ans furent arrêtés le 20 octobre 2011 dans la banlieue de Mbare à Harare et accusés de sodomie, nous signale Amnesty International. Ils ont été battus avant d’être pris en garde à vue. Lors de leur premier procès, des membres de gangs ont harcelés et menacés leurs avocats. Ils avaient demandé, avec succès, de changer l’emplacement du procès de la cour de Mbare. Girezha et Chinya furent libérés en attendant le début de leur nouveau procès.

 

Deux de plus? Ability Chatira Mpofu et  Blessing Chauke.

Ability Chatira Mpofu et Blessing Chauke auraient été arrêtés en septembre 2012 après que la police a constaté que Chauke portait des vêtements de femmes et que les deux hommes s’étaient mariés. Mais le groupe militant Gays and Lesbians of Zimbabwe (GALZ) dit qu’ils ne connaissaient pas le cas de ces deux hommes. Ils ont conclu qu’ils étaient des créations de fiction des médias homophobes du Zimbabwe.

 

COMMENT VOUS POUVEZ AIDER?

Voici quelques façons de donner un coup de pouce à la lutte pour libérer ces prisonniers et à abroger toutes les lois contre l’homosexualité:

Lecteurs, s’il vous plaît, suggérez-nous d’autres mesures à prendre. Merci.

D’autres injustices que rencontrent les personnes LGBTI

Par nécessité, les listes ci-dessus omettent de nombreux types d’injustices auxquelles sont confrontées les personnes LGBTI du monde entier. Voici quelques-unes des omissions:

Les listes ci-dessus n’incluent pas les personnes LGBTI exécutées dans l’un des sept pays où l’activité homosexuelle est un crime capital. (En Iran, trois personnes ont été exécutées en 2011 pour activités homosexuelles selon Amnesty International.)

Les listes ne comprennent pas les dizaines d’hommes homosexuels qui auraient été tués par des escadrons de la mort en Irak sans aucune ingérence du gouvernement et parfois avec l’aide de la police.

Les listes ne comprennent pas les nombreuses personnes qui meurent chaque année du sida dans les pays où les gens LGBTI sont exclus des programmes de prévention du VIH. Ils n’incluent pas non plus les innombrables femmes hétérosexuelles qui meurent du sida après avoir contracté le VIH de leur mari gay inavoué ou bisexuel dans les pays où les homosexuels sont stigmatisés.

Matthew Shepard, who was killed in 1998, apparently because he was gay. (Photo courtesy of Wikipedia)

Matthew Shepard, tué en 1998 parce qu’il était gay. (Photo de Wikipedia)

Les listes ne comprennent pas les gais et les lesbiennes comme Tyler Clementi de l’Université Rutgers aux États-Unis qui se suicident en raison du mépris qu’ils subissent ou la honte injustifiée qu’ils ressentent pour la seule raison d’être gay ou lesbienne.

Les listes ne comprennent pas les personnes tuées par des fanatiques parce qu’ils sont gays comme l’a été Matthew Shepard aux États-Unis en 1998 et, vraisemblablement quelques 249 personnes au Pérou pendant la période de 2006 à 2010.

Ils ne comprennent pas les personnes tuées parce qu’elles travaillent pour les droits des homosexuels comme Daniel Zamudio au Chili et Thapelo Makutle en Afrique du Sud en 2012 ainsi que, probablement, David Kato en Ouganda en 2011 et  Éric Ohena Lembembe au Cameroun en 2013.

Ils ne comprennent pas les femmes lesbiennes et bisexuelles qui souffrent de «viols correctifs» ou d’agressions sexuelles en raison de leur orientation sexuelle.

ANCIENNEMENT SUR LA LISTE

> CAMEROUN

Le prisonnier de conscience Jean-Claude Roger Mbede est mort en janvier 2014 dans des circonstances suspectes en attendant l’action de la Cour suprême de son appel d’une décision de la Cour d’appel centrale qui aurait pu le retourner en prison.

Jean-Claude Roger Mbede a été libéré temporairement à la mi-2012 pour le traitement médical après avoir purgé 16 mois d’une peine de trois ans de prison pour homosexualité.

Il fut arrêté après l’envoi d’un message texte exprimant son amour à un homme qu’il croyait être son ami.

Stéphane Maliedji et Jean-Jacques Eyock.

Enfuis du pays en attendant leur procès.

Stéphane Maliedji et Jean-Jacques Eyock du Cameroun, avec le citoyen australien John Vasek, ont été arrêtés le 26 mars 2010 sur des accusations de violation des lois contre l’homosexualité au Cameroun. Ils ont été libérés après Vasek payé $ 2500 à la police. L’affaire est toujours en attente mais tous les trois auraient quitté le pays.

Emile Mamougou Nkoa et Fabien Mbala

Condamnés. Libérés après cinq mois.

Emile Mamougou Nkoa et Fabien Mbala ont été arrêtés pour homosexualité et condamnés le 14 mai 2010; ils auraient été libérés après cinq mois.

Depadou N et Paul Arno

Arrêtés et relâchés au bout de cinq jours à la fin 2011; ils auraient payé des pots de vin pour obtenir leur libération.

Thomas Leba

Amnesty International nous rapporte le 23 janvier 2013: « En décembre 2012, les délégués d’Amnesty International ont rencontré et interviewé [Thomas Leba] à la prison de New Bell. …. Leba, 24 ans, dit qu’il fut arrêté à Douala le 15 octobre 2011 et accusé d’être gay. Le Tribunal de première instance de Douala l’a reconnu coupable de l’homosexualité et l’a condamné à un an d’emprisonnement. Il a fait appel de sa condamnation. Lorsque Amnesty International l’a rencontré en décembre, il avait déjà été en prison pendant 15 mois, mais n’avait pas été libéré, apparemment parce qu’il était en attente d’une décision de la Cour d’appel. « Vraisemblablement, il a maintenant été libéré, étant donné que plus d’un année s’est écoulée depuis qu’il a été condamné à un an de prison.

Joseph Magloire Ombwa et Séraphin Ntsama

Libérés en juillet ou en août 2013 après près de deux ans de prison en attente de jugement.

Joseph Magloire Ombwa et Séraphin Ntsama faisaient partie d’un groupe de quatre hommes arrêtés le 10 août 2011 accusés d’homosexualité et soumis à un examen anal. Ils ont tous été détenus à la prison centrale de Yaoundé en attente de jugement. Tiomela Lontsi (Emma Tiomela Lontsie) et Nicolas Ntamack, les autres hommes arrêtés avec eux, sont libérés de prison en juillet 2012. En juillet 2013, leur procès a eu lieu. Ombwa a été condamné à deux ans de prison, qu’il avait déjà servi, à l’exception de quelques semaines et il a été condamné à payer une petite amende. Ntsama a été acquitté. Lontsi a reçu une condamnation avec sursis. En octobre 2012, Ntamack a été arrêté pour de nouvelles accusations sans rapport avec l’homosexualité.

Aboubakar Siliki, Mbezele Yannick et Yntebeng Pascal

Arrêtés et retenus pendant deux jours; libérés en attendant un procès qui n’a jamais eu lieu.

Aboubakar Siliki et Mbezele Yannick sont arrêtés en avril 2011 accusés d’homosexualité après qu’ils sont allés au poste de police de Douala pour tenter de résoudre un différend sur les finances. Lorsque Yntebeng Pascal est arrivé au poste de police pour discuter de la situation, lui aussi a été arrêté sur des accusations d’homosexualité après que la police le trouvent «trop efféminé.» Les trois hommes ont été détenus pendant deux jours. Ils ont ensuite été libérés en attendant un procès. Plus tard, l’affaire a été abandonnée.

Clarisse Z. et Jeanine N.

9 mois en prison. Condamnées le 15 mai 2013 et vraisemblablement libérées au début de 2014.

Clarisse Z. est allée à la police en janvier 2013 pour se plaindre du harcèlement et de menaces de mort. La police détermine que le problème, c’est une relation lesbienne entre elle et Jeanine N., alors ils arrêtent les deux. Le 15 mai 2013 ils ont tous deux été condamnées à neuf mois pour avoir transgressé la loi anti-homosexualité du Cameroun.

10 détenus à la prison centrale de Yaoundé.

Des observateurs du groupe des droits LGBT Camfaids ont

Prison centrale à Yaoundé.

Prison centrale de Yaoundé.

visité la prison centrale de Yaoundé en octobre 2013 et a découvert neuf jeunes hommes et une jeune femme là en raison d’accusations de l’homosexualité, jusque-là inconnues aux défenseurs des droits. Depuis lors, quatre d’entre eux ont été libérés sur le temps passé après le paiement d’amendes. (Ces quatre furent identifiés comme Issa, Thio, Myan et Ali dans l’article « Cameroun: 10 autres victimes de lois anti-homosexuels, beaucoup torturés.« ) Les autres sont inconnus de l’avocat Michel Togue qui défend de nombreux clients LGBTI au Cameroun. Aux fins de cette liste ils sont présumés ont été libérés.

Liliane et Nicole libérées après neuf mois.

Liliane et Nicole ont été emprisonnées depuis novembre 2013, alors qu’elles sont arrêtées sur des accusations de comportement homosexuel impliquant une autre femme, jusqu’à ce qu’elles soient libérées en août 2014 après neuf mois de prison. Elles ont été condamnées après un procès à Ebolowa dans le sud du Cameroun. Elles sont par la suite libérées avec un sursis de trois ans.

> MAROC

Deux garçons emprisonnés pour être efféminés.

3 mois de prison. Condamné vers le 14 mai 2014.

Un tribunal de Marrakech, au Maroc, a condamné deux étudiants de sexe masculin à trois mois de prison en mai 2014, après leur arrestation pour avoir une «apparence féminine,» selon le site du Magazine Aswat, qui sert la communauté LGBTI au Maroc.

Youssef L. et Redouane Z.

4 mois de prison; condamnés le 20 mai 2013.

La police a déclaré qu’ils ont repérés Youssef L. et Redouane Z. dans l’acte de relations sexuelles dans une voiture le 2 mai 2013. Ils ont été arrêtés et accusés d’homosexualité et d’atteinte à la pudeur. Ils auraient pu être condamnés à trois ans de prison, mais la peine est limitée à quatre mois en raison de leur jeune âge et en l’absence d’un casier judiciaire, Gay Maroc a signalé.

> NIGÉRIA

Ifeanyi Chukwu Agah et Rabiu Benoît Yusuf

Deux ans de prison. Condamné 21 mars, de 2012.

Ifeanyi Chukwu Agah et Rabiu Benoît Yusuf ont été reconnus coupables de relations sexuelles de même sexe après que la police a déclaré que Rabiu a refusé de payer Ifeanyi pour ses services en tant que prostitué. Rabiu demanda grâce car il ést marié avec six enfants, mais le tribunal a rejeté son appel.

> SÉNÉGAL

 Journaliste libéré de prison.

Le plus célèbre a été libéré.

Tamsir Jupiter Ndiaye

Tamsir Jupiter Ndiaye

Journaliste et travailleur à l’UNESCO Tamsir Jupiter Ndiaye a été condamné en octobre 2012 à une peine de prison de quatre ans sans libération conditionnelle pour le sexe gay et pour avoir agressé son partenaire sexuel, Matar Diop Diagn.

La peine de Ndiaye a été réduite à deux ans. Il a été libéré en décembre 2013 dans le cadre d’un programme d’amnistie qui a libéré 800 prisonniers.

> TUNISIE

Selon la loi tunisienne, la sodomie est passible de trois ans de prison.

Mounir Baatour et un homme non identifié.

Le chef de l’opposition du Parti Libéral Tunisie, Mounir Baatour, a été arrêté avec un autre homme et emprisonné sur des accusations de sodomie à suite d’un incident le 31 mars 2013, à l’Hôtel Sheraton Tunis, lorsque le personnel de l’hôtel aurait trouvé ces deux hommes en flagrant délit. Ils ont plaidés non coupable. En juin, ils ont été condamnés à trois mois de prison, ce qui les a rendus admissible à une libération quasi immédiate.

> OUGANDA

La loi ougandaise prévoit des peines jusqu’à perpétuité pour l’activité homosexuelle, bien que la loi est rarement appliquée. Mais deux jeunes militants LGBTI ont été arrêtés sur des accusations liées à l’homosexualité, juste avant et juste après le Jour de l’an 2013.

Joseph Kawesi

Arrêté le 31 décembre et accusé d’activité homosexuelle et aussi à la «promotion de l’homosexualité», même si cela n’est pas une infraction en vertu de la loi ougandaise actuelle. Il a été libéré à plusieurs reprises, puis sommé de rentrer à répondre à d’autres questions, et toujours en attente pour savoir ​​si des accusations contre lui seront poursuivis.

Kabuye Nadjibou

Arrêté le 2 janvier alors qu’il est allé visiter Joseph Kawesi au poste de police où ce dernier était emprisonné. Nadjibou est accusé d’activité homosexuelle et de la «promotion de l’homosexualité». Comme Kawesi, Nadjibou a été libéré sous caution et attend pour savoir ​​si des accusations contre lui seront poursuivis.

> ZAMBIE

Deux hommes zambiens acquittés.

Ils sont libérés seulement après 14 mois en prison en attendant un verdict.

In chains, Philip Mubiana and James Mwape enter the Kapiri Mposhi courtroom.

Enchaînés, Philip Mubiana (montré) et James Mwape entrent dans la salle de tribunal au Kapiri Mposhi

Philip Mubiana, 21, et James Mwape, 20, ont été arrêtés à la fin avril 2013, libérés brièvement, et puis de nouveau arrêtés le 4 mai 2013. Après, ils ont été refusés la caution à maintes reprises en attendant la fin de leur procès. Ils ont été acquittés en juillet 2014 par le magistrat John Mbuzi qui a jugé que l’accusation n’avait pas été prouvée hors de tout doute raisonnable. Leur arrestation a eu lieu au milieu de la campagne anti gay du gouvernement zambien qui a commencé au début avril 2013, lorsque le Ministre de la Justice Wynter Kabimba a exhorté le public zambien de dénoncer les homosexuels. En réponse à cet appel, la sœur de Mubiana Sharon a indiqué son frère à la police.

Deux hommes arrêtés après que leur hôte s’est plaint à la police.

La police abandonne les poursuites en échange de monnaie.

Un homme à Lusaka a appelé la police le 8 août 2013, pour dire qu’il avait découvert que deux invités masculins en flagrant délit. La police a arrêté Harrison Jere et un jeune homme identifié comme «Jackson Musonda.» Ils ont été accusés d’activité homosexuelle et libérés sous caution en attendant un procès. L’affaire a ensuite été abandonnée après que les familles paient un pot de vin à la police.

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