Afrique subsaharienne

Suite à un viol, une jeune Camerounaise homosexuelle sans ressources élève le bébé. Pouvez-vous l’aider ?

Une lesbienne de vingt ans vivant à Yaoundé se voit rejetée par sa famille alors que, victime de viol, elle élève seule l’enfant et n’arrive pas à joindre les deux bouts.

La localisation de Douala au Cameroun.
La localisation de Douala et Yaoundé au Cameroun

Par Courtney Stans

La jeune femme, que nous appellerons Belle, est la cible de violences de la part de sa famille du fait de son orientation sexuelle. Elle est donc abandonnée à elle-même alors qu’elle est tombée enceinte après avoir été violée et qu’elle a mis l’enfant au monde.

Elle vit encore au domicile familial avec ses deux frères qui ne la laissent jamais tranquille du fait de son orientation sexuelle.

Lorsqu’elle était scolarisée déjà, la situation était difficile et ses parents avaient été convoqués à maintes reprises à cause de l’orientation sexuelle de Belle qui faisaient des remarques osées à ses camardes de même sexe.

Ses enseignants et la direction de l’établissement la stigmatisaient au point de la forcer à arrêter les études en classe de seconde.

Ne supportant plus les regards des habitants du quartier et la pression de sa famille, elle finit par fuguer et rejoint une amie à Douala où elle fait tout ce qu’elle trouve pour arriver à survivre. Elle devient notamment femme de ménage puis serveuse dans un cabaret.

C’est pendant cet épisode de sa vie qu’elle finit par faire une mauvaise rencontre. Elle tombe sur un homme qui va la faire boire et la violer. Se trouvant alors enceinte, elle met au monde un enfant et décide finalement de retourner à la maison familiale où elle est bien accueillie mais reste livrée à elle-même.

N’ayant aucun soutien financier pour elle et son bébé aujourd’hui âgé de deux ans, elle explique : « La vie n’a pas été facile pour moi à cause de mon orientation sexuelle. Apres la mort de mes parents, surtout ma maman qui me soutenait malgré mon orientation sexuelle, toute la famille m’a lâchée. »

Elle veut garder son enfant. « J’ai la responsabilité de m’occuper de lui car l’homme qui a abusé de moi est introuvable malgré les plaintes que j’ai déposées à la police pour ce viol sexuel sur mineur. Je voudrais trouver un emploi qui me donnerait une autonomie financière. »

Elle espère éviter de devoir recourir au travail du sexe pour survivre.

Si quelqu’un a un emploi à offrir à Belle à Yaoundé ou connaît quelqu’un qui pourrait lui venir en aide, contactez Courtney Stans à l’adresse électronique indiquée ci-dessous. Contactez-nous également si vous souhaitez donner de l’argent pour l’aider à ouvrir un commerce ou à suivre une formation en informatique. Merci à vous !

L’auteure de cet article, Courtney Stans, est une journaliste camerounaise qui écrit sous un pseudonyme. Contactez-la à info@76crimes.com.

Article édité par Bruno Agar, membre du African Human Rights Media Network, docteur civilisationniste de l’université Paris-Saclay au Centre Universitaire de Mayotte. Bruno s’intéresse aux problématiques médiatiques contemporaines, en particulier dans le contexte africain.

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