Afrique subsaharienne

Droits humains au Cameroun: un vent nouveau souffle

Au Cameroun, pays où règne l’arbitraire et la répression, un vent nouveau souffle. Ce vent d’espoir est porté par une poignée d’hommes et de femmes d’action et d’engagement provenant de tous les horizons de la société civile : responsables des forces de l’ordre, enseignants, journalistes, leaders religieux, leaders communautaires ou encore avocats, magistrats et prestataires de santé.

RAIL-KPv, réseau camerounais des droits humains, a organisé des ateliers consacrés au renforcement des capacités des bénévoles et acteurs du secteur associatif, à Yaoundé et à Douala.

Par Courtney Stans

Le réseau des acteurs-clés locaux du secteur de l’intervention sociale s’enrichit d’une nouvelle ONG, avec l’essor de RAIL KPv à Douala, tandis qu’à Yaoundé, RAIL KPv a mis en place un atelier de renforcement des capacités à destination des publics vulnérables et des défenseurs des droits, quant aux stratégies de riposte appropriées et de gestion des violences faites aux personnes LGBTI.

Depuis 2019, les initiatives foisonnent avec par exemple la création du Réseau des Acteurs-Clés du Cameroun (RACC). Au cours de cette nouvelle année 2020, le RACC a fusionné avec un autre réseau existant, le Comité d’Intervention Locale Mixte (CILM) de la CAMFAIDS, d’où la génèse du RAIL KPv qui a ouvert son antenne nationale à Yaoundé en juin 2020. Cet organisme compte plus de 25 experts-membres.

Au cours du dernier atelier consacré au renforcement des capacités qui s’est tenu dans la ville de Yaoundé les 17 et 18 août dernier, en partenariat avec Care International, la transversalité de l’approche proposée, mêlant genre, droits humains et santé publique a été remarquée. Une session similaire, s’est également tenue à Douala, ultérieurement, les 19 et 20 août, en dépit des intempéries. Elle a obtenu un franc succès.

L’existence de RAIL KPv vient encore étoffer et mailler le champ des organisations expertes en matière de droits humains au Cameroun. En même temps, la présence de cette récente ONG ouvre un nouveau spectre en termes de collaborations possibles avec les autorités, bien que la situation présente demeure fragile.

Le prochain défi de RAIL KPv est de se doter d’une antenne, dans la partie est du territoire camerounais.

Les membres du réseau des droits humains RAIL-KPv prennent la pose pour une photo aux termes de l’atelier qui s’est tenu à Douala.


L’auteure de cet article, Courtney Stans, est une journaliste camerounaise qui écrit sous un pseudonyme. Contactez-la à info@76crimes.com.

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