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Un lanceur d’alerte ne baisse pas les bras

La lutte continue. Ci-dessous, Yagg.com décrit les travaux et les troubles de l’activiste Fabrice Houdart à la Banque mondiale. Extraits d’un article par Judith Silberfeld, cofondatrice et rédactrice en chef de Yagg.

Fabrice Houdart (Photo de Twitter)

Fabrice Houdart (Photo de Twitter)

Rétrogradé par la Banque mondiale, le lanceur d’alerte Fabrice Houdart ne baisse pas les bras

Une rétrogradation, un salaire réduit, pas de possibilité d’évolution pendant trois ans… Fabrice Houdart, employé ouvertement gay de la Banque mondiale, paie au prix fort le fait d’avoir lancé l’alerte sur une prime du directeur financier de l’organisation.

(10 juin 2015) Accusé d’avoir fait fuiter des documents confidentiels, Fabrice Houdart, ‪chargé de projets principal pour le Maghreb à la Banque mondiale, s’est retrouvé dans l’œil du cyclone. Lui est convaincu que ce qui lui est réellement reproché, c’est d’avoir lancé l’alerte (avec succès) sur sur une prime de 94 000 dollars dont avait bénéficié Bertrand Badré, le directeur financier de la Banque mondiale (lire Banque mondiale: un lanceur d’alerte gay dans la tourmente).

Un peu plus d’un mois plus tard, l’enquête du cabinet Locke Lord a démontré qu’il n’était pas à l’origine de la fuite de documents «strictement confidentiels» et a confirmé qu’il avait en revanche partagé des documents internes lors d’une réunion d’un groupe de travail sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre (SOGI) et dans un email, ce qu’il avait de lui-même reconnu.  … (Ici on peut lire la suite de l’article — mais seulement après avoir abonné.)

Banque mondiale: un lanceur d’alerte gay dans la tourmente

Fervent critique de l’actuel président de la Banque mondiale, Fabrice Houdart, ex-président de l’association LGBT de l’organisation, est accusé d’avoir fait fuiter des documents confidentiels, ce qu’il nie vigoureusement. 

(22 avril 2015) Jusqu’au début du mois d’avril, Fabrice Houdart, ‪chargé de projets principal pour le Maghreb à la Banque mondiale‬, était président de l’association Globe, qui réunit les employé.e.s LGBT de l’organisation. À ce titre, il a beaucoup travaillé sur les rapports entre la protection des minorités sexuelles et le développement, notamment grâce au soutien financier du fonds fiduciaire des Pays nordiques, grâce auquel a pu être réalisé – sous la supervision de Fabrice Houdart – [un] court-métrage … sur l’interconnexion entre orientation sexuelle, identité de genre et pauvreté. C’est aussi à son initiative et grâce à ce financement qu’a été organisée en mars 2014 une conférence intitulée «Le coût économique de l’homophobie – De l’impact de l’exclusion des LGBT sur le développement» (lire En quoi l’homophobie est-elle un frein au développement économique?).

Aujourd’hui, Fabrice Houdart est surtout un lanceur d’alerte. À l’automne 2014, il a attiré l’attention sur une prime de 94 000 dollars dont avait bénéficié Bertrand Badré, le directeur financier de la Banque mondiale. À la suite de cette révélation, de nombreux/ses employé.e.s de la Banque mondiale ont bruyamment manifesté leur mécontentement et leur impatience à voir l’organisation se réformer. Bertrand Badré a renoncé à son bonus, mais pour Fabrice Houdart, les problèmes n’ont fait que commencer.

FUITE DE DOCUMENTS CONFIDENTIELS

Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale. (Photo de Wikimedia)

Jim Yong Kim, le président de la Banque mondiale. (Photo de Wikimedia)

Ouvertement critique de la façon dont est dirigée la Banque mondiale par le président Jim Yong Kim et son équipe, Fabrice Houdart s’interroge en mars dernier sur son blog interne sur le coût d’une enquête menée par le cabinet d’avocats Locke Lord sur de possibles malversations autour d’un prêt d’un milliard de dollars à la Chine. Quelques jours plus tard, il est informé qu’il est lui-même la cible d’une enquête de ce même cabinet d’avocats, accusé d’être à l’origine de la fuite de documents confidentiels, ce qu’il a toujours nié. Ces documents portaient sur les ‪politiques de sauvegarde environnementale et sociale‬ de la Banque mondiale. S’il est soupçonné d’avoir transmis ces documents à des personnes extérieures à la Banque mondiale, c’est parce qu’il a participé, en tant que président de Globe, à un groupe de travail sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre (SOGI), à l’initiative du Bank Information Center et d’autres ONG comme Human Rights Campaign, Human Rights Watch, Oxfam etc. L’un des rôles de ce groupe de travail est de s’assurer que les politiques de sauvegarde de la Banque protègent pleinement tous les individus sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle ou d’identité de genre et de faire en sorte d’éviter, réduire et compenser les effets potentiellement négatifs sur la communauté LGBT‬.

Joint par Yagg, Fabrice Houdart précise qu’il n’est pas autorisé à s’exprimer et renvoie vers ses avocates, Beatrice Edwards et Karen Gray, du Government Accountability Project (GAP), un cabinet d’avocats spécialisé dans la défense des lanceurs/euses d’alerte. «Mon point de vue est que cette enquête illégale sur mes efforts connus pour pousser la Banque mondiale à reconnaître les droits des personnes LGBT au développement ne fait malheureusement que nuire un peu plus à la crédibilité de M. Kim ainsi qu’à l’opinion publique de la Banque mondiale, admet-il néanmoins. C’est désolant!» (Pour lire la suite, cliquer ici.)

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Une réflexion sur “Un lanceur d’alerte ne baisse pas les bras

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