Afrique subsaharienne

Une maison d’accueil pour les victimes LGBTI au Cameroun

Cameroun : Réouverture d’un refuge à Yaoundé pour les victimes de violence et de discrimination homophobe.

Une bénéficiaire dans la maison d’accueil de CAMFAIDS. (Photo de Jacks Oke. Photo publiée avec l’autorisation de la bénéficiaire.)

Une bénéficiaire dans l’ancienne maison d’accueil de CAMFAIDS. (Photo de Jacks Oke. Photo publiée avec l’autorisation de la bénéficiaire.)

Par Courtney Stans

Jusqu’à sa fermeture en novembre 2019, une maison d’accueil promue par l’organisation identitaire CAMFAIDS (Cameroonian Foundation for AIDS) a bénéficié aux personnes LGBTI victimes de rejets familiaux, évictions de domicile et bien d’autres abus.

Selon le dernier bilan 2019, le refuge a accueilli une centaine de personnes LGBTI environ en leur offrant un lit, un repas, un cadre d’épanouissement et surtout des activités génératrices de revenus et des formations. Ce qui représente alors une place importante dans la vie de ladite cible.

Depuis la fermeture, les personnes LGBTI étaient orphelines et des limites étaient remarquées dans le cadre de l’assistance psychosociale pour certains cas spécifiques.

Pendant ce temps, plusieurs démarches avaient été entreprises tant au niveau national qu’à l’international pour la recherche des nouveaux partenaires financiers pour une réouverture imminente.

Se rapprochant de l’un de ses fidèles collaborateurs à l’instar de l’organisation internationale Avocats Sans Frontières — Suisse, la CAMFAIDS a bénéficié une fois de plus d’un soutien financier pour la location d’une grande maison dans un quartier très sécurisé et accessible à tous.

Le nouveau refuge aura une capacité de 12 personnes selon le responsable en charge du domaine.

Sur une durée bien déterminée d’accès au refuge, les bénéficiaires du refuge devront se soumettre aux règles de conduite pour le bon fonctionnement de la maison

Actuellement, 4 personnes sont inscrites dans la liste d’attente, parmi lesquelles une personne LGBTI violée avec un bâton au niveau de l’anus. Elle est très malade et CAMFAIDS n’a pas assez de moyens pour la prendre en charge. (Avocats Sans Frontières soutient le refuge, mais ne soutient pas pleinement la CAMFAIDS pour ce qui est de l’alimentation et de l’assistance médicale. )

Selon Michel Engama, le leader de la CAMFAIDS :

« Enfin , nous pouvons de nouveau tendre la main à toutes les personnes LGBTI nécessiteuses pour leur offrir un cadre idéal, confortable et sécurisé pour leur épanouissement et leur prise en charge en cas de violences et de violations. Les violences et les violations ne disparaitront pas du jour au lendemain mais savoir qu’il existe un cadre reposant est réconfortant » .

Selon un bénéficiaire du refuge :

« Il faut vivre dans ce cadre pour savoir sa place et son importance dans la vie des personnes LGBTI surtout dans les moments de détresse. Ce projet est pour nous salutaire » .

Pour le moment, aucune ouverture officielle n’a été faite même si elle reste encore dans les projections pour les jours à venir.


L’auteure de cet article, Courtney Stans, est une journaliste camerounaise qui écrit sous un pseudonyme. Contactez-la à info@76crimes.com.

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