Afrique/Afrique subsaharienne

Ghana à des chiffres – haut taux de VIH pour gays, autres HSH

par Colin Stewart 

Dr. Angela El-Adas, Director-General, Ghana AIDS Commission

Dr. Angela El-Adas, directeur-générale de la Commission du SIDA du Ghana

La Commission du SIDA du Ghana a maintenant les résultats d’une étude mise à jour des taux d’infection au VIH chez les hommes gays et autres hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) de la région.

L’étude précédente, faite en 2011, avait révélé que 17,5 pour cent des gays et MSM au Ghana étaient séropositifs. Cela se compare à taux d’infection général du pays de 1,3 pour cent.

Lors d’une discussion de la nouvelle étude, la Commission dit qu’elle va utiliser les résultats mis à jour pour suivre les tendances de l’épidémie du SIDA et pour d’évaluer les programmes existants anti-sida du Ghana, qui sont appuyés par le Fonds Mondial et par le Pepfar (President’s Emergency Plan for AIDS Relief  – Le plan d’urgence du président américain pour le secours du SIDA).

Un article en ligne au site GhanaWeb au sujet des statistiques sur le VIH suggère un manque de la familiarité de nombreux Ghanéens au sujet des personnes LGBTI et aussi du niveau d’hostilité auquel la communauté est confrontée au-delà des lois du Ghana appelant à des peines de prison allant jusqu’à trois ans pour l’intimité sexuelle entre hommes.

Les extraits suivants sont tirés de cet article, publié le 4 novembre, sous le titre « 30 000 homosexuels au Ghana; 17% vivent avec le VIH / SIDA« :

Location of Ghana in West Africa

Situation du Ghana en Afrique de l’Ouest

Même si les lois du pays criminalisent la actes sexuels contre nature, la pratique des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), populairement appelé gay, voit une augmentation alarmante.

On estime que les HSH au Ghana sont plus de 30 000 et on peut les trouver dans les 10 régions du pays.

Le chiffre est contenue dans une étude intitulée : Surveillance Biologique et Comportementale Intégrée (IBBS – Integrated Biological and Behavioural Surveillance), ordonnée par la Commission du SIDA du Ghana en 2011. …

Les fonctionnaires de la Commission du SIDA du Ghana raconte au journal The Finder, que même si l’acte est illégal, la Commission a besoin d’informations afin de les cibler pour l’éducation au sujet du VIH / SIDA.

Les partenaires de la Commission du SIDA du Ghana y compris les organisations non-gouvernementales (ONG) mettent l’accent sur les HSH en les renseignant sur les stratégies préventives pour veiller à ce qu’ils ne propagent pas le virus.

La Commission fournit des préservatifs pour les ONG, qui placent les préservatifs à des points stratégiques pour les MSM qui les ramassent et les utilisent. Les ONG fournissent aussi les médicaments antirétroviraux pour les personnes affectés.

L’article 104 (1) (b) du Code rends criminel quiconque commet l’acte sexuel contre nature une infraction pénale.

L’article 104 (1) (b) du Code pénal précise: « Quiconque commet l’acte sexuel contre nature avec une personne de 16 ans ou plus avec son consentement est coupable d’un délit » [qui est passible d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à trois ans] tandis que l’article (1) (a) du même Code, qui fait aussi référence à la sodomie, déclare: «quiconque a des relations sexuelles contre nature d’une personne de 16 ans ou plus sans son consentement est passible d’une peine d’emprisonnement de pas moins de cinq ans et non plus de 25 ans. »

La loi est cependant muette sur toute forme de punition pour le lesbianisme qui sont des relations sexuelle entre deux femmes.

Les personnes lesbiennes tombent sous le coup de la loi, mais par rapport à la sodomie et l’homosexualité, un tel comportement passible d’une peine moins sévère en ce qui concerne le Code criminel. Les lois ghanéennes interdisent les actes sexuels contre nature – une définition qui est bien comprise pour inclure l’homosexualité, mais dans la  pratique, très peu ont été poursuivis pour des actes homosexuels.

En 2003, une Cour de circuit à Accra a emprisonné quatre hommes gays pour la pratique des activités homosexuelles.

Dans un pays très religieux tel le Ghana, l’homosexualité est considérée comme un choix de vie importé de l’étranger et une aberration morale.

Alors que les églises et les mosquées ont été à la pointe d’une croisade contre ce qu’ils décrivent comme un chancre moral, certains militants des droits de la personne au Ghana considèrent le sujet une question de droits humains. …

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