Afrique subsaharienne/Commentaire

Cameroun: Par souci d’un amant, prison pour un homme gai

Publié le 28 avril 2014

Prison Centrale de Yaoundé

Prison Centrale de Yaoundé

Diderot Atsafack, un  homme gay de 25 ans, a payé l’équivalent de 470 $ US à retrouver sa liberté après avoir passé plus de deux ans dans une prison camerounaise après sa condamnation pour une infraction liée à l’homosexualité, rapporte l’avocat Michel Togué.

Atsafack a été arrêté le 17 Octobre 2011en grande partie parce qu’il a refusé de révéler son orientation sexuelle etl’identité de son amantIl est resté en prison depuis son arrestation et condamné par la Cour d’appel de l’Etat Centre , la Haute Cour de Mfoundi à Yaoundé , le 11 Mars 2013, sur une accusation de détournement de fonds publiques.

Le lien avec l’homosexualité était que Atsafack allait souvent en secret voir son partenaire , un médecin de garde dans un hôpital universitaire à Yaoundé. Un jour, lors de sa visite , il y a un vol à l’hôpital et Atsafack a été découvert dans la tenue d’un médecin. En peur des conséquences pour son partenaire et pour éviter d’être stigmatisé pour l’homosexualité , il n’a pas déclaré ce qui s’est réellement passé.

Il a été condamné à cinq ans de prison , mais le 11 Avril 2014, Maître Togue a arrangé pour lui d’être libéré après qu’Atsafack ait payé 234 000 francs CFA (environ 470 $ US ) en frais de justice et amendes. La réduction de peine a été approuvé parce Atsafack avait déjà fait plus de deux ans en prison et aussi car le président Paul Biya a publié un décret réduisant les peines pour certains détenus condamnés pour des délits financiers.

Logo de la CAMFAIDS

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Les amendes infligées à Atsafack ont été payés en partie par l’ADEFHO (l’Association de défense des homosexuels), une association camerounaise de défense des droits de l’homme, et en partie par une petite entreprise gérée par Atsafack en prison.

CAMFAIS (Cameroonian Foundation for AIDS), une association de la défense des droits de la personne et anti-sida proposera un effort de financementpour lui et d’autres prisonniers LGBT libérés qui ont besoin de soins de santé, de logement, de vêtements, de la nourriture,et de la formation professionnelle pour la réintégration en société, suite à l’incarcération.Beaucoup de prisonniers gays sont abandonnés par leurs familles et n’ont aucun appui.

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